La commotion

Une commotion cérébrale est la conséquence d’un choc, à la tête ou non, qui entraîne un mouvement du cerveau dans le crâne. Ce dernier vient alors percuter les os du crâne et peut subir des dommages proportionnels à la violence du choc

Les cas de commotions cérébrales dans le rugby sont de plus en plus fréquents et chaque week-end plusieurs protocoles commotion sont déclenchés en TOP 14.

Le rugby amateur est tout aussi concerné mais la surveillance est bien moins rigoureuse, faute de personnel médical au bord des terrains.

 

La commotion cérébrale dans le rugby.
Les commotions cérébrales, au rugby et dans tout sport de contact, ne sont pas un fait nouveau et il en existait déjà il y a 40 ans. Un joueur qui subissait une commotion gardait l’information pour lui ou était encouragé à retourner au jeu sans aucune forme de soin particulier On pensait d’ailleurs qu’avec un coup d’éponge magique le problème se réglait aussitôt. C’était une question d’honneur ! On n’abandonnait pas les coéquipiers sur le terrain. On serrait les dents et on continuait de jouer.

C’est d’ailleurs cet esprit de sacrifice qui fait la beauté de ce sport…

Mais aujourd’hui, l’augmentation des cas de commotions, qu’elles soient légères ou graves, et l’accroissement de nos connaissances à ce sujet, nous obligent à être extrêmement vigilants et à traiter le problème avec beaucoup plus de sévérité qu’auparavant.

Les cellules cérébrales demeurent vulnérables dans les heures, voire les semaines suivant l’impact.
C’est le fait de ne rien dire après un choc qui rend les choses dangereuses. En effet, si ce premier choc n’occasionne pas de dommages « visibles », il est certain qu’il a suffisamment affaibli le cerveau pour que le prochain choc puisse être fatal !!

Le rugby a évolué, on est passé d’un sport d’évitement à un jeu de collisions. Les morphologies ont évolué puisqu’on est passé d’un poids moyen de 92 kilos en 1987 à 105 kilos de nos jours. Il est donc aisé de comprendre que les contacts ne peuvent être que plus fréquents et les chocs plus violents.

 

Quels sont les symptômes à surveiller :

  • Nausées, vomissements
  • Vertiges
  • Confusion
  • Fatigue
  • Faiblesse
  • Maux de tête
  • Irritabilité
  • Scintillements lumineux au niveau de la vision
  • Difficultés de concentration
  • Baisse des résultats scolaires
  • Dépression

 

FAMILLE – AMIS – FEMME DE JOUEURS – COÉQUIPIERS

SI VOUS DÉCELEZ CES SYMPTÔMES, PRENEZ CONTACT IMMÉDIATEMENT AVEC UN NEUROLOGUE OU UN MÉDECIN SPÉCIALISÉ

 

Les commotions cérébrales, un vrai casse-tête

Malgré tous les symptômes énumérés, il se peut qu’elles soient subtiles ou tout simplement qu’elles passent inaperçues. Il faut être vigilant. Le cerveau ne détecte pas la douleur. Il reçoit l’information douloureuse de l’ensemble du corps, mais ne possède pas de récepteurs de douleur pour lui-même. C’est ce qui explique pourquoi ce fléau, qui a toujours existé, a aussi longtemps été négligé. Les manifestations peuvent être présentes sans réelle douleur au crâne ou à la tête.

Les traitements possibles

Dès la suspicion d’un incident, la personne atteinte devrait être examinée par un professionnel de la santé qualifié dans l’évaluation de la sévérité de la commotion. Des imageries ou examens spécialisés peuvent alors être nécessaires afin d’éliminer les conséquences les plus graves pouvant nécessiter une hospitalisation. Une fois les complications majeures écartées, un protocole de retour progressif au jeu doit être élaboré impliquant les joueurs, entraîneurs et personnel traitant.

Lorsqu’ils ne sont pas soignés correctement, les impacts à la tête peuvent avoir des effets multiplicateurs, ce qui veut dire qu’une commotion suivant un incident précédent s’avère beaucoup plus sévère et peut provoquer des séquelles permanentes. La vigilance est de mise pour les jeunes athlètes, car s’ils sont retournés au jeu hâtivement, cela pourrait avoir des effets dévastateurs sur toutes les facettes de leur vie.